• Tribune d'opinions

    Du concret, rien que du concret... en sachant qu'elle ne sera pas une tribune de parti-pris politique, et encore moins de parti politique.

  • Un vrai serpent de mer que ce problème de propreté à Montreuil… Depuis des décennies des sommes folles y sont consacrées : campagnes d’affichages (et tracts) de sensibilisation et d’éducation, actions éducatives dans les écoles, achat de matériels et véhicules, pose de poubelles de rue (souvent inadaptées), embauche de personnels, création d’une brigade de propreté… sans qu’on n’en voie jamais le bout… Tandis que la résolution de ce problème demeure une demande récurrente et permanente de tous les Conseil de quartier depuis le début de leur existence (apparemment en 2004 pour Montreuil, mais je peux me tromper sur l’année), sans aucun effet sur la réalité quotidienne que nous vivons tous, à l’exception du quartier de la Mairie presque toujours bien propre.

    Alors, où se situe réellement le(s) problème(s) ?

    Je ne dispose pas de toutes les informations qui permettraient de faire un réel audit de la situation, mais reprenons simplement celles diffusées abondamment par « Le Montreuillois », dont les articles dithyrambiques sur les « actions » de la Mairie n’ont de cesse de faire rire jaune, ou encore du « Le Parisien ».

     

    Des chiffres implacables et incontestables qui en disent long… 

     

    1- Il y a 160 km de rues à Montreuil, donc 320 km à nettoyer pour les deux trottoirs.

    Il y a 90 agents qui s’occupent de cette tâche.

    Il y a en moyenne 225 jours de travail effectif disponibles pour accomplir cette tâche : soit 365 jours - 104 samedis et dimanches - 11 jours fériés - 25 jours de vacances

    Le taux d’absentéisme (pour raisons diverses) est en moyenne de 9,3 % (en 2015) dans la fonction publique territoriale, mais arrondissons à 10 %, en espérant qu’il ne soit pas plus élevé à Montreuil (pour mémoire il est en moyenne de 4,6 % pour les entreprises).

    Si on répartit la longueur des trottoirs à nettoyer entre les 81 agents restants, chaque agent aurait donc à s’occuper de 3,95 km de trottoir…

    Questions :

    Sur une journée de 7 heures, même en enlevant une heure pour se rendre et revenir des lieux, juste balayer la rue et ramasser les déchets, est-ce impossible à accomplir ?

    Pourquoi n’arrive-t-on pas à nettoyer toutes les rues de Montreuil au moins une fois par semaine au jet d’eau ?

    Pourquoi certaines rues restent plusieurs mois sans jamais recevoir le moindre nettoyage ? Et parfois plus, si les habitants ne signalent pas les problèmes… Et pourquoi des tas sauvages peuvent rester plusieurs mois (jusqu’à plus d’un an !!!), même après signalement (et relances) à Sesam, sans qu’il ne se passe rien (j’ai des preuves bien sûr quand j’avance cela) ?

    Si le nettoyage des tags fait partie des missions de cette équipe, est-il bien cohérent de continuer à encourager ce vandalisme, entre autres, par l’organisation du « Montreuil Street art festival » ?

    Combien de « cadres » managent cette équipe ?

    Bref, soit quelque chose m’échappe, soit il y a un (des) gros problème dans les méthodes de travail, la gestion et la planification des tâches.

     

    2 - Il y a 10 agents dans la brigade de propreté, dont le rôle est essentiellement de constater et verbaliser les contrevenants quand ils arrivent à les identifier.

    Sur une année, ils ont dressé 1 224 PV.

    Soit pour chacun des 9 agents présents 0,6 PV par jour…

    Les amendes sont échelonnées de 150 € (abandon d’une poubelle sur la voie publique) à plusieurs milliers d’euros (pour les dépôts sauvages des entreprises, par exemple) ; cependant que la part reversée à la Ville varie de 20 à 100 % en fonction du type d’infraction constatée.

    Je ne dispose pas des statistiques financières liées à cette activité. Mais si on prend, par exemple, 1 224 PV à 150 €, ça ne rapporte à la Ville que 45 900 € par an. Cependant, que, même en étant sous-payés au 1er échelon, ces 10 agents coûtent environ 285 000 € à la Ville.

    Questions :

    Que font les agents après qu’ils aient dressé leur 0,6 PV par jour ou 1,2 PV tous les deux jours ?

    Combien d’agents faut-il pour dresser un procès-verbal ?

    Ces agents s’occupent-ils également d’identifier et de verbaliser les tagueurs qui salopent perpétuellement cette Ville ?

    Est-ce bien pertinent d’avoir créer une brigade spécialisée ? Normalement, c’est la Police Municipale qui devrait remplir ce rôle. En plus, elle manque, elle, cruellement d’effectifs ; et ces  nouveaux agents pourraient alors faire également d’autres tâches tout aussi nécessaires dans cette Ville.

     

    3 - La création d’Est Ensemble (en 2010) a chamboulé la gestion de la propreté. Mise en commun de moyens, « qu’ils » appellent ça… Toutes les fonctions rattachées à ce service public, dévolues auparavant à la Ville, y ont donc dans un premier temps été transférées.

    Mais à ce jour (et à ma connaissance), après bien des déboires et cafouillages, Est Ensemble n’a gardé que le ramassage des ordures et des encombrants. Et on aura quand même perdu au passage un à deux ramassages d’ordures ménagères et de poubelles de tri, avec les problèmes de poubelles qui débordent qui en découlent ; tandis qu’il faut maintenant se déplacer pour aller chercher des sacs à déchets verts, alors qu’avant ils étaient livrés à l’enlèvement (et même sur demande).

    Concomitamment cette « mise en commun de moyens » - qu’on nous avait vendue pour, entre autres, réaliser des économies d’échelle - est un désastre échec cuisant au regard de la réalité des chiffres de la fiscalité locale :

     

    2008

    2009

    2010

    2011

    2012

    2013

    2014

    2015

    2016

    Augmentations année après année pour la :

    Fin du mandat de M. Brard (base 1)

     

    Création de Est Ensemble

     

     

     

    Fin du mandat de Mme Voynet

     

     

    Taxe d'Habitation

    1

    1,82%

    8,53%

    2,79%

    2,10%

    1,69%

    1,07%

    0,71%

    1,05%

    Taxe Foncière

    1

    3,97%

    8,31%

    4,67%

    1,85%

    3,64%

    0,96%

    0,87%

    3,68%

     

    Soit une augmentation de 21,3 % pour la TH et 31,4 % pour la TF en 8 ans. Cela fait une augmentation en moyenne annuelle de 2,44 % pour la TH et 3,47 % pour la TF, alors que l’inflation n’était en moyenne que de 1 % par an sur cette période !!! Tandis que les prix d’accès aux services de la Ville (stationnement, piscine, cantine, place de marché, et cetera) sont en constante augmentation, surtout à partir de 2015.

    Et on n’évoquera pas le sort des entreprises locales, matraquées avec une CET qui est maintenant une des plus chères de France.

    Questions :

    Quelqu’un a-t-il pu constater une amélioration notable suite à ce transfert de compétences ?

    Où est passé tout l’argent prélevé en plus depuis 2008 ?

    À quoi sert Est Ensemble, à part à augmenter nos impôts locaux et créer une strate supplémentaire de bureaucrates ?

    Qu’est-ce qu’on fait vraiment de mieux ou en plus, qu’on ne pourrait pas faire sans cette supra-structure ? Ou en s’associant et se coordonnant simplement sur des intérêts et objectifs communs avec les villes concernées.

    Est-ce normal que des gens non élus au suffrage direct décident de comment on doit gérer notre Ville ? Ce qui non accessoirement pose la question de comment les électeurs peuvent sanctionner par leur vote une gestion avec laquelle ils seraient en désaccord.

    Est-ce normal de persister dans l’erreur ? Alors que tout démontre que ce qui a été mis en place non seulement ne fonctionne pas, coûte beaucoup plus cher et en plus aggrave les problèmes.

    P.-S. important du 23/09/2017 : Dans « Le Montreuillois » (numéro 40, du 21 septembre, page 13), il est rapporté que le coût moyen net de gestion de la tonne de déchet est de 250 € pour Est Ensemble. Formidable ! C’est 65 % plus cher que la moyenne haute des Villes les plus chères (voir cet article ou ceux de l’ADEME) !!! Questions : Qu’est-ce qui justifie cet énorme écart de coût ? Et où va l’argent ?

     

    Ce que l’on sait des structures qui dysfonctionnent… 

     

    En France, selon un sondage, l'absentéisme serait lié à :

    - mauvaise organisation ou conditions de travail (9%),
    - manque de reconnaissance (7%),
    - charge de travail (6%),
    - mauvaise ambiance (4%),
    - manque de soutien managérial (4%).

    Tandis que ma longue expérience des organisations m’a toujours confirmé qu’un service qui ne rend pas les résultats attendus a toujours pour seuls responsables des directions défaillantes (qu’elles qu’en soient les raisons), et/ou trop de directions… Pour ce dernier point, c’est le phénomène de « l’armée mexicaine » ; trop de cadres planqués dans des bureaux et/ou ne s’occupant pas du terrain est une « solution » radicale pour démotiver des équipes, et les conduire à adopter le « j'm'en-foutisme » comme seule règle personnelle professionnelle.

    Je ne dis pas que c’est le cas de tous les agents, ni que ce sont ces situations qui prévalent dans cette Ville, j’émets des hypothèses pour comprendre l’incompréhensible au vu des considérables moyens dont dispose cette municipalité, au regard des ses médiocres résultats depuis tant d'années.

    En tout état de cause, quand on a éliminé la possibilité d'une insuffisance de ressources et si les choses ne se font pas, c’est bien qu’il doit y avoir « des gens » qui ne font rien ou peu ou le font mal, et/ou un organigramme dysfonctionnel et/ou certains dirigeants qui devraient faire autre chose.

    Cependant que d’autres hypothèses que celles exposées ci-avant sont bien sûr toujours possibles.

     

    Pour conclure, provisoirement… 

     

    Pour ceux qui penseraient que nous ne pouvons rien contre l’incivisme des populations résidentes et qui seraient spécifiques à Montreuil, ils se trompent. Je le pensais aussi avant de soumettre au raisonnement ce préjugé.

    Beaucoup de villes ont les mêmes populations et même plus en termes de pauvreté et logements sociaux : Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Les Lilas, Noisy-le-Sec, Bondy… À l’évidence, beaucoup font bien mieux que Montreuil en termes de propreté. Et même si toutes ne font pas toujours mieux, en tout état de cause toutes ont une fiscalité inférieure de 17 à 47 % (!!!) que Montreuil par habitant. Alors comment Montreuil peut-il continuer à faire aussi mal avec autant de moyens à sa disposition ?

    Je vous invite à donner votre avis pour compléter mes constats.

    Si j’ai oublié quelque chose ou me suis fourvoyé dans mes raisonnements, merci de me signaler où, et pourquoi.

    Toute information « de l’intérieur » qui pourrait nous aider à comprendre où se situent réellement les problèmes est évidemment et tout également la bienvenue, parce qu’actuellement, absolument rien n’explique, ni encore moins ne justifie que Montreuil continue à être dans un tel état permanent d’abandon et de crasse.

    J’ai bien conscience qu’en soulevant autant de questions susceptibles de fâcher les agents, les cadres, les élus, et même ceux et celles aveuglément dévoués à cette municipalité, je ne me fais pas que des amis ; mais il faudra bien un jour que cette Ville retrouve un environnement agréable et qu’elle réponde, enfin, aux (nombreuses) attentes de ses habitants.

    Cette Ville mérite vraiment mieux que ça…

    « L’efficacité » des services publics à Montreuil - Chapitre 1 : la propreté

     

    « L’efficacité » des services publics à Montreuil - Chapitre 1 : la propreté

     

    « L’efficacité » des services publics à Montreuil - Chapitre 1 : la propreté


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    À l’échelle locale et à une époque lointaine que nos jeunes n’ont pas connue, il était assez aisé de résoudre un désagrément personnel ou collectif.

    Le plus souvent un simple courrier aux pouvoirs publics et/ou aux élus, parfois accompagné d’un rendez-vous avec un adjoint au Maire ou le député, déclenchait la résolution du problème…

    Ces pratiques ont bien souvent été montrées du doigt et on leur a même attribué de vilains qualificatifs : « clientélisme », « favoritisme », « pistonnage », et cetera. Mais au-delà de la stricte définition de ces mots et des abus que ces pratiques ont parfois engendrés, je ne vois pas en quoi résoudre les problèmes des administrés pouvait être répréhensible.

     

    Évolutions et constats 

     

    Puis d’autres pratiques, d’autres circuits (consécutifs, entre autres, aux différentes strates de pouvoir qui se sont accumulées depuis 40 ans) se sont imposés et ont rendu ce qui était si simple d’une extraordinaire complexité.

    Au point qu’on en arrive à un phénomène connu d’irresponsabilité des élus politiques toujours croissant :

    - nos élus nationaux nous disent que beaucoup de choses dépendent de l’Europe,
    - nos élus régionaux, des pouvoirs nationaux,
    - nos élus départementaux, des pouvoirs régionaux,
    - les élus locaux, des élus régionaux, départementaux et/ou des communautés d’agglomération (qui ne sont pas élus),
    - les « nommés » d’agglomération, des pouvoirs centraux, et cetera, et cetera… dans un système interchangeable de défausse sur une autre institution.

    La responsabilité des impuissances est d’ailleurs totalement interchangeable, puisqu’on a même entendu des députés et commissaires européens se plaindre du fait que les États ne prenaient pas assez leurs responsabilités…

    En bout de chaîne, il y a les Conseils de quartiers et les différentes instances de consultation-concertation (et bientôt les Conseils citoyens), dont beaucoup s’accordent à constater qu’ils ne servent strictement à rien.

    Au-delà des quelques initiatives personnelles (fêtes, évènements, actions ponctuelles, et cetera) que ces instances ont pu soutenir et qui ne doivent rien à nos élus trop contents de profiter de la pub que cela leur procure, on peut reprendre tous les ordres du jour depuis des années (je suis remonté à 2005) et constater que les problèmes s’ils ne se sont pas résolus d’eux-mêmes (fin d’un chantier apportant des nuisances, par exemple), jamais aucun sujet n’a trouvé une résolution positive immédiate et encore moins pérenne.

    À l'exception des problèmes temporaires, on peut recopier tous les ordres du jour depuis 12 ans (et au-delà pour certains) tels quels aujourd’hui, et personne ne remarquera que ces sujets sont sur la table et attendent d’être résolus depuis tant de temps maintenant à Montreuil :

    - saleté permanente,
    - déchets,
    - tags,
    - tranquillité publique,
    - chantiers envahissants,
    - misère au coin de la rue,
    - SDF abandonnés à leur sort ou ivres sur la voie publique,
    - squats produisant des nuisances,
    - insécurité,
    - dealers exerçant leur commerce en toute impunité,
    - tapage nocturne,
    - entreprises polluantes et/ou gênantes et/ou envahissantes,
    - difficultés de stationnement,
    - embouteillages,
    - incivilités diverses et variées,
    - infractions au Code de la route,
    - voirie dégradée,
    - trottoirs impraticables (souvent à cause de commerces envahissants ou de mobiliers urbains installés en dépit du bon sens),
    - urbanisme délirant,
    - perte d'espaces verts et de zones naturelles,
    - absence de toilettes publiques et en conséquence rues qui servent de WC,
    - accès handicapés inexistants,
    - dégradation et envahissement des mobiliers urbains, …

    Liste bien évidemment non exhaustive et qui pour certains sujets se sont même aggravés, notamment depuis la création d’Est Ensemble en 2010… avec pour comble, une fiscalité locale et des prix d’accès aux services de la Ville (stationnement, piscine, cantine, place de marché, et cetera) en constante augmentation, sans qu’on n’ait absolument rien vu s’améliorer sur le fond.

    Pour mémoire depuis 2010, les impôts locaux ont augmenté de 17,9 % pour la taxe d’habitation (2,8 % de plus en moyenne par an), et 26,4 % pour la taxe foncière (4 % de plus en moyenne par an) ; tandis que la CET (Contribution économique territoriale (des entreprises)) est une des plus fortes de France ; pendant que sur ces années l’inflation n’était que de 1,16 % en moyenne par an.

    Bref, on serait bien en peine de démontrer qu’une parole des habitants ait servi à modifier quoi que ce soit à des décisions déjà prises ou ait permis de trouver des solutions pérennes et efficaces à des problèmes récurrents.

     

    Les causes ou presque… 

     

    On pourrait analyser et gloser longtemps sur les raisons qui ont conduit à ces états de fait ; cependant, ça ne changerait strictement rien au constat assez bien résumé dans cette phrase attribuée à Coluche : « la dictature, c'est ferme ta gueule ; la démocratie, c'est cause toujours tu m'intéresses ». Quand en décembre 2016, je recensais sur un article 29 pétitions circulant à Montreuil, pour alerter sur un malaise grandissant, j’étais loin d’imaginer qu’à peine 8 mois après nous en serions à plus de 40 (après un rapide comptage qui doit être en dessous de la réalité) !!!

    Néanmoins, on ne peut pas dire que nos élus soient totalement sourds et la plupart sont même humainement assez sympathiques.

    Cependant, depuis le temps que je discute et « bataille » avec eux, mon constat tout à fait personnel - même en les trouvant sympathiques, mais sans concession ni compromission - c’est qu’ils souffrent dans leur grande majorité (sans distinction d’origine partisane) d’une incapacité à agir patente, d’incohérences foncières multiples qui leur font confondre les buts à atteindre avec les remèdes à mettre en place, d’un grave défaut cognitif pour juger des priorités, et il faut bien le dire d’incompétences multiples notoires…

    Pour comble, tout occupés qu’ils sont à se faire élire sur des mandats plus prestigieux ou à se faire réélire, ils sont en plus capables de nous (se) raconter n’importe quoi.

    Et pas besoin d’être un « spécialiste compétent, docteur es rationalité et logique » pour faire ce type de constats ; il n’y a que les résultats qui comptent et on serait bien en peine d’en trouver où on puisse se dire : « enfin, « nos » élus ont résolu ce problème et on va pouvoir passer à autre chose ».

    Et je précise bien, pas « tous pourris » (quoi que…), mais très largement tous issus des mêmes moules politiques traditionnels, dont on peut sans conteste aucun mesurer l’inefficacité depuis plus de 40 ans…

    On ne s’intéressera pas ici à la séquence politique nationale française récente qui a vu les partis traditionnels laminés au profit d’une nouvelle classe dirigeante soi-disant nouvelle ainsi que des extrêmes. Cependant, elle est, entre autres, assez symptomatique de la lassitude et/ou la colère que nous pouvons tous ressentir de nous faire bourrer le mou depuis tant de décennies, sans qu’on ne voie concrètement jamais rien changer… ou encore, en constatant que c’est toujours plus de la même chose en pire… les politiques semblant totalement ignorer la sentence d’Albert Einstein : « La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent. ».

     

    Alors, que faire ? 

     

    De nombreux anciens militants ou tout simplement ceux qui se sentent un tant soit peu responsables ont trouvé une solution toute personnelle et néanmoins partagée par le plus grand nombre. Ils ont tellement été dégoûtés, et ont parfois morflé, en suivant la maxime de Marc Aurèle - « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre » - qu’ils n’appliquent plus que la partie où on ne peut rien changer.

    Ils ont toujours un avis sur tout et sur ce qui ne va pas ; mais, sauf urgence personnelle, on ne les voit plus dans aucune instance de concertation-consultation, et encore moins prendre la moindre initiative citoyenne, même pas pour se faire entendre.

    La désaffection et désertion des Conseils de quartier en est le triste résultat, tandis que personne ne songerait à leur jeter la pierre, tant cela reviendrait à leur demander de poursuivre une pratique masochiste et mortifère, où à force d’espérer ce qui n’arrive jamais, on finit par se désespérer soi-même.

    C’est pourquoi, je leur et vous propose de passer à une autre forme de revendication et de lutte ; moins mortifère, moins chronophage et je l’espère plus efficace.

     

    D’abord deux constats : 

     

    1 - Pour ceux qui penseraient encore que l’absence de moyens financiers est la cause de ce qui ne se fait pas à Montreuil, je les renvoie à cet article.

    On y découvre notamment qu’en 2015, la pression fiscale y était de 1 729 € en moyenne par habitant ; alors que pour la moyenne de la strate des communes équivalentes, elle était de 1 351 €. Et avec tout cet argent en plus (28 %) dont dispose Montreuil, cette Ville est toujours incapable d’assurer des services publics de qualité.

    Donc, contrairement aux apparences qui font que quand on arrive dans cette ville, on peut penser qu’on débarque dans une localité du tiers-monde sans moyens, Montreuil est riche, très riche ; beaucoup plus riche, par exemple, que le Prés-Saint-Gervais ou Vincennes, et bien d’autres, en termes de ressources par habitant. C’est juste une ville mal gérée, qui a pris de mauvaises habitudes, et depuis trop longtemps.

    Si ce n’est l’incompétence des élus pour prendre les bonnes décisions, il n’y a donc absolument aucune raison pour que cette Ville n’arrive pas à fournir à ses habitants les services publics qu’ils sont en droit d’attendre.

    2 - La réalité actuelle est que les instances politiques et d’État ne bougent que quand elles y sont contraintes et forcées ; et en particulier quand la responsabilité personnelle des gens qui les composent, est mise en cause. « Ça se comprend » ; non seulement, ils passent médiatiquement pour des incapables, donc ils risquent leur place, et en plus dans certains cas, leur mise en cause personnelle juridique, qu’elle soit administrative, civile et même parfois pénale.

    Deux exemples récents :

    - SNEM : 10 ans maintenant (et probablement plus, puisque l’entreprise s’est installée en 1988 à Montreuil) que ce problème est sur la table, sans que de promesses en assurance « qu’on » s’en occupe, il ne se passe absolument rien.

    Depuis le mini battage médiatique récent, il semble que les institutions recommencent à bouger un peu ; mais combien de temps encore faudra-t-il attendre avant que de vraies mesures soient prises ? A ce propos, cette entreprise a engagé le 03/08/2017 une « procédure de sauvegarde » ; le dirigeant est donc dégagé de toute responsabilité à compter de cette date.

    Pour information, Wipelec a posé le même type de problème à Meaux et à Romainville. Suite au dépôt de plainte, entre autres pour mise en danger de la vie d’autrui, contre les instances politiques et les institutions, (presque) tout s’est réglé en moins de 3 ans.

    - dans le 18e arrondissement de Paris, le Préfet et la Ville de Paris ont été condamnés ; le premier pour « carences dans les missions de protection de la sécurité et de la tranquillité », et la deuxième pour « carences dans la gestion des déchets et dans le maintien de la salubrité publique ». Une première qui a l’évidence ne restera pas sans suite (un recours de la Mairie a été déposé devant le Conseil d’État) ; d’autant que si les carences, incompétences et impuissances des pouvoirs publics deviennent condamnables, les Tribunaux administratifs vont être débordés. À suivre de près, donc…

    Ce sont juste deux faits, sur les 599 000 exemples possibles (il suffit de taper « mairie condamnée » dans votre moteur de recherche), pour démontrer que, pour faire réellement cesser les nuisances locales, ce type d’action est bien plus efficace que tous nos Conseils de quartier, qui radotent ad nauseam depuis des années sur les mêmes problèmes.

    C’est le fonctionnement actuel des institutions politiques et exécutives qui veut cela. On ne peut que déplorer d’être obligé de passer par la case médiatique et/ou justice pour se faire entendre et obtenir quelque chose, mais c’est comme ça.

     

    Une solution ; créer une association locale pour agir ! 

     

    Il est temps de prendre notre indépendance des instances consultatives et de concertations qui ne servent à rien, mais également des associations et partis qui n’ont de cesse de trahir leurs buts.

    Il est temps de disposer de notre propre outil, indépendant des contingences politiques pour vraiment faire bouger les choses.

    Cette association aura pour but :

    - de fédérer les bonnes volontés locales pour soutenir les projets événementiels, culturels, artistiques et de loisir,
    - d’agir pour que la vie des habitants s’améliore vraiment, dans les domaines environnementaux, urbanistiques, du quotidien, et pour la défense de leurs intérêts,
    - d’agir en justice si besoin.

    Pour cela pas besoin de se réunir une fois par mois, ni même de palabrer des heures. Nous mettrons en place une plate-forme où seront recensés tous les problèmes, accessible et visible par tous. Des forums seront créés pour échanger si besoin. La liste des problèmes sera régulièrement et officiellement communiquée à la Mairie et aux instances concernées. Et si besoin, des actions seront décidées en commun.

    Il est bien évident que ce type d’action ne peut donner des résultats que si nous sommes nombreux à y participer et à y donner un retentissement médiatique important. Aussi merci de diffuser cette proposition, afin que nous soyons le plus nombreux possible.

    L’adresse mail de contact pour nous signifier que vous souhaitez y participer : gazette.de.montreuil@free.fr

    Les statuts vous seront soumis dès que nous atteindrons une dizaine de participants. Une réunion pour faire connaissance, valider les statuts et élire les représentants sera organisée.

    J’espère que cette proposition n’arrive pas trop tard pour tous ceux qui pensent que « ça ne sert à rien »… Je pense au contraire que si nous nous y mettons tous, nous obtiendrons rapidement des résultats.

    Bon retour de vacances à ceux qui en ont pris. Je vous attends.


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    Suite à la pleine page de propagande parue dans « Le Montreuillois » (page 5) à propos du Linky, pour justifier l’immobilisme inqualifiable de notre Mairie, je ne vais pas reprendre les points un par un.

    Il y a plein de sites (dont : http://www.santepublique-editions.fr/ ; qui est le plus documenté à ma connaissance) qui vous diront mieux que moi, pourquoi absolument tout ce que raconte « Le Montreuillois » est de la propagande du pipeau de la désinformation.

     Par ailleurs, que cela soit clair en préambule, je suis pour le relevé à distance qui épargnera un travail pénible aux agents qui en sont chargés ; d’autant que personnellement je trouve contraignant de devoir être présent une fois par an pour cette opération.

     Par contre, il y a beaucoup d’autres éléments dans cette histoire qui font qu’on ne peut pas réduire cette opération à la simple mise en place d’un relevé à distance des consommations. Et ces éléments sont graves, même très graves, par rapport à ce qu’ils impliquent en terme de choix de société, ainsi que de protection et de respect des personnes.

     

    Concernant le problème de l’électrosensibilité, contesté et nié, et les pratiques commerciales d’EDF… 

     L’OMS et de nombreux pays reconnaissent les problèmes consécutifs à l’électrosensibilité, mais bien sûr ce sont tous des imbéciles, dont il faut se gausser, comme savent si bien le faire tous ceux qui ne doutent jamais, ou qui sont payés pour décrédibiliser tout ce qui gêne les intérêts des lobbys.

    Il est vrai que nous sommes dans un domaine d’incertitude. Cependant de moins en moins incertain, si on en croit le professeur Belpomme, ainsi que de nombreuses autres études tout également, quand elles ne sont pas financées par les électriciens et les téléphonistes ; voir cet article de « Sciences et Avenir » qui fait le point : « Électrosensibilité : que dit la science ? »

     La négation de ce problème par certains me fait penser à ce que les psys freudiens ont affirmé de l’origine psychologique de l’autisme ; vouant pendant des décennies à l’opprobre public et amplifiant la culpabilité des parents déjà meurtris ; alors que l’on sait maintenant que la psy ne compte pour rien dans l’apparition de cette maladie. Il y a eu aussi une époque où le SIDA n’était qu’une maladie des homos qui ne concernait pas le reste de l’humanité, avant que l’on s’aperçoive que nous pouvions tous être touchés par ce fléau…

     Toujours le même mépris pour la parole et la souffrance (fût-elle psychosomatique) des gens de la part de soi-disant « sachant », jamais désintéressés (quand on sait qui les paye et/ou les intérêts qu’ils défendent) à faire passer tous les autres pour des imbéciles ou des cas psys.

     

    Pourquoi ne pas respecter le libre choix des consommateurs ? Pourquoi imposer ce compteur, même à ceux qui n’en veulent pas ?

     

    On remarquera au passage que la « vente forcée » (ou vente sans consentement) est réprimée par des articles du Code pénal ; mais bien sûr cela ne concerne pas EDF et ses pratiques.

    Il est vrai qu’à ce niveau-là le discours est rodé : « ce compteur ne nous coûtera rien ». Quelle blague, puisque son déploiement coûtera de l’ordre de 5 à 7 milliards à l’entreprise et que c’est bien nous qui le paierons sans que cela ne figure jamais ainsi sur nos factures ; comme le confirme Que Choisir : « (…) au titre de l’article 5 du décret n° 2010-1022 du 31 août 2010, le coût global sera intégré dans le tarif d’utilisation du réseau public de l’électricité (TURPE), que l’on retrouve sur la facture sous le nom de « tarif d’acheminement ». »

    Cette installation « sans coût » est donc une intox consécutive aux pratiques comptables qui feront figurer cette installation comme un investissement, global et indifférencié, à amortir sur plusieurs années ; ce qui est bien utile pour éviter la mise en cause pénale des pratiques de cette entreprise.

    Sauf qu’EDF incluant dans ses coûts d’exploitation l’amortissement de ses investissements, il serait pourtant simple pour un avocat, épaulé par un expert-comptable, de démontrer que c’est bien nous qui paieront cette installation au final ; et que nous sommes bien en conséquence dans le cas d’une vente forcée, et tout également dans une modification significative du contrat commercial qui nécessite un consentement effectif sous peine d’être qualifiée d’abusive.

     

    Cela dit, même si le problème de l’électrosensibilité n’est pas négligeable et qu’il suffirait en soi à ne pas imposer le Linky à ceux qui ne le veulent pas, mais aussi à tous ceux qui ne veulent tout simplement pas le payer (comme en Allemagne), à mon sens ce sont des problèmes presque accessoires dans cette histoire.

    Il y a bien plus grave qu’un « banal » et énième possible scandale de santé publique de plus ; et encore plus grave (si on analyse la façon dont EDF nous ment, nous enfume, ne nous dit pas tout sur qui va payer cette installation) que des pratiques commerciales répréhensibles…

     

    Les réels buts d’EDF, qui se cachent derrière l’installation du Linky, tel qu’il est aujourd’hui 

     Il est inadmissible qu'EDF transforme tous les réseaux électriques en réseau informatique, lui permettant entre autres de faire du recueil d'informations sur les usagers ; d'autant qu'il y a des solutions pour arrêter le CPL (courants porteurs en ligne) au niveau du compteur et qu'EDF aurait pu laisser ce choix aux utilisateurs, en atteignant quand même ses objectifs de contrôle et relevé de la consommation. Ou encore, utiliser un procédé de récolte d’information passif (comme les compteurs d’eau) qui ne transforme pas toute l’installation électrique en réseau informatique. Ou encore un compteur qui ne peut qu’émettre ponctuellement et pas recevoir…

     

    Il y a d’ailleurs quelque chose qui par rapport à la propagande d’EDF n’a, à ma connaissance, pas assez été relevé par ceux qui ont un avis sur le Linky.

    EDF n’arrête pas de nous seriner que ce compteur permettra une meilleure répartition en fonction des besoins, notamment pour favoriser la « transition énergétique »…

    Or, de par la nature du courant électrique qui est produit en continu, EDF a déjà (et a toujours eu) un système de dispatching national (et même international, puisque nous sommes reliés à nos pays limitrophes) qui ajuste la production et la répartition des puissances distribuées en fonction des besoins locaux.

    Aussi, à qui EDF veut-il faire croire qu’il aurait besoin d’affiner individuellement ses mesures, alors qu’il a juste besoin de savoir (et il le sait déjà) le total d’énergie qui est pompé sur chaque secteur, à partir de chaque transformateur ?

    En réalité, EDF ne peut agir et s’ajuster qu’à partir d’un point de livraison global pour un secteur ; c'est-à-dire à partir d’un transformateur auquel il va délivrer plus ou moins de puissance en fonction de la demande totale. Donc, ça n’est pas parce qu’EDF saura qu’untel consomme plus à telle heure, que ça lui permettra de répondre à ce besoin personnel autrement qu’en fournissant plus d’énergie au transformateur de tout le secteur. Le Linky n’apporte donc absolument rien de plus pour la régulation des distributions et des consommations !

    La seule chose qu’EDF pourrait faire pour réguler la demande, c’est de couper à distance par exemple une alimentation sur deux en cas de trop forte demande, sans éteindre tout un secteur. Or dans les « engagements » (qui ne concernent que ceux qui y croient) publiés par EDF, la coupure à distance des alimentations individuelles est exclue.

    Cette histoire de mesure en continu de la demande individuelle ne tient donc pas la route pour soi-disant accompagner la « transition énergétique » ; ce qui est d’ailleurs corroboré par le fait que l’installation dans d’autres pays n’a eu à terme aucune incidence sur la baisse de la consommation.

    Mais il y a plus fort encore (si c’est possible)… Mettons-nous dans l’hypothèse où le pilotage à distance d’un compteur (pour faire uniquement du marche/arrêt, puisqu’il n’y a pas dans le compteur de dispositif pour réguler la tension délivrée) et son relevé de consommation serait un plus pour réguler la demande en faisant des délestages (coupures de courant) ciblés. Pourquoi EDF aurait-il besoin en plus de transformer tous les réseaux électriques des particuliers en réseau informatique ? Alors qu’absolument rien n’empêche d’avoir un compteur pilotable et consultable à distance, en arrêtant le CPL au niveau de celui-ci et même sans CPL du tout (Cf. : la solution des compteurs d’eau).

     

    Aussi, à l'évidence, EDF a un projet qui dépasse le simple relevé des compteurs et la gestion du réseau : devenir le premier FAI (Fournisseur d’Accès Internet), et tout également le premier fournisseur de renseignements commerciaux, quand la réglementation l'autorisera à proposer ces types de services ; et on peut être sûr que cela arrivera dans cette Europe « libérale ».

     

    Cependant, comme le relève la CNIL : « (…) une analyse approfondie des courbes de consommation pourrait permettre de déduire un grand nombre d'informations sur les habitudes de vie des occupants d’une habitation : heures de lever et de coucher, heures ou périodes d’absence, la présence d’invités dans le logement, les prises de douche, etc. ».

    D’ailleurs, le directeur de programme Linky se vantait en décembre 2015 de pouvoir discerner quels appareils électriques étaient utilisés par les occupants, avant de se rétracter éhontément en avril 2016 (sans commentaire)… 

    Aussi, un très grave problème de droits humains accompagne ces ambitions « cachées » : le cauchemar de l’avènement de Big Brother est totalement réalisable avec le Linky ; car dans sa forme actuelle, il permet le flicage généralisé et permanent de tous nos faits et gestes !

    Un problème politique majeur de choix de société qui ne semble pas mobiliser grand monde et encore moins la plupart de nos politiques.

     

    La mise en danger de la vie d’autrui, un « problème » qu’EDF voudrait nous faire croire qu’il maîtrise 

     Les hackers ont déjà moult fois démontré qu’ils pouvaient mettre les FAI en panne ; et aucun opérateur n’a été épargné, pas même Orange, dont une filiale gèrera les interconnexions du Linky. Ils ont tout également démontré qu’ils pouvaient neutraliser des réseaux informatiques entiers de pays (voir Wikipédia à l'entrée : « cyberguerre »). En bref qu’ils pouvaient rentrer partout, jusqu’à mettre en panne à distance des véhicules dits « intelligents », ou modifier des programmations d’appareils domestiques connectés.

    Aussi, quelle extraordinaire opportunité et aubaine pour eux que de pouvoir bénéficier d’un réseau global interconnecté avec pour se connecter, n’importe quel point de livraison d’électricité ; et ainsi pénétrer chez nous, mais aussi pour agir sur les systèmes de contrôle du réseau et tout également sur n’importe quel nœud de réseau connecté.

    Des hackers ont déjà démontré en Allemagne qu’ils pouvaient rentrer dans le système des compteurs électriques, pour récolter et modifier des données, et on peut être persuadé qu’ils feront de même en France ; soit, dans le meilleur des cas, juste pour démontrer qu’ils peuvent rentrer partout, soit dans le pire, dans un but criminel ; et là, tous les scénarios sont possibles, y inclus les catastrophiques.

    On imagine sans peine ce qui pourrait se passer s'il leur prenait l'idée de s'attaquer au réseau EDF pour le mettre en panne ou lui faire faire n’importe quoi, par exemple, en le saturant de fausses données... d’autant que celui-ci est connecté au réseau de production, majoritairement nucléaire en France, et qu’on ne peut pas arrêter une centrale sur un claquement de doigts.

     

    Mais c'est bien connu, comme toujours en plein délire  prométhéen de toute puissance, EDF maîtrise tout ; du moins jusqu'au prochain « incident » (quel bel euphémisme, pour ne pas dire accident ou catastrophe) qui pourrait avoir des conséquences autrement plus graves qu'une simple coupure de réseau informatique dans le cas d'EDF.

    Depuis 30 ans, on recense 6 « incidents » majeurs consécutifs à la production nucléaire pour la seule France. Par ailleurs, « Science & Vie » (n°1193 de février 2017) a produit un dossier accablant sur la filière nucléaire française ; je cite un constat, parmi d’autres, qui devrait tous nous terrifier : « (…) en 2015, le parc de réacteurs français a connu pas moins de 38 arrêts d’urgence et 18 départs d’incendie ». Tandis qu’une douzaine de réacteurs étaient à l’arrêt fin 2016 (20 en tout, avec ceux en maintenance), suite à la découverte (fortuite ?) de problèmes de résistance mécanique, due à de mauvais aciers utilisés (« pas grave », ce sont juste des problèmes susceptibles de provoquer des « incidents » du type de Tchernobyl et Fukushima).

    Rien que des « problèmes » dus à l’incompétence, l’imprévoyance ou des erreurs humaines de la part de ceux qui sont censés tout prévoir et tout maîtriser.

    Comme on le voit, EDF a amplement démontré qu’il « maîtrise tout », au moins aussi bien qu’il sera en capacité de piloter 81 millions de compteurs sans aucun dommage collatéral dans le « meilleur » des cas (alors que les incidents et incendies se multiplient suite à l'installation des Linky), ni catastrophe d’ampleur internationale dans le plus mauvais…

    Nos expériences répétées de catastrophes dues aux machines, en réalité aux facteurs humains qu’on s’obstine à penser toujours maîtrisables, n’auront donc jamais servi à rien.

    La seule vraie action à entreprendre serait de faire un procès à EDF pour mise en danger de la vie d’autrui, à cause du Linky, mais aussi de son déni que ses choix de production et de gestion du réseau nous mettent tous en grand danger.

     

    Alors, non et non, au Linky, sous sa forme actuelle 

     Notre Mairie est vraiment dépourvue de toute vision et analyse politique de ce qu’implique la généralisation du Linky. Pire, elle se rend complice en ayant accepté son installation ; et c'est d'autant plus inadmissible que sa majorité est constituée de soi-disant écolos qui répètent comme des ânes à l'envi l'argumentaire et la propagande d'EDF pour justifier leur immobilisme, comme le fait le dernier « Le Montreuillois ».

    Ça ne vous choque pas, à ce propos, que la plupart des militants d’EELV (dont ceux de Bagnolet) soient contre le Linky, mais pas nos vendus nos élus de Montreuil ? Moi si, beaucoup. Comme sur bien d’autres sujets, au vu de leurs actions et inactions, on se demande comment nos écolos locaux peuvent encore se prétendre écolos tout court…

     Alors, pour terminer sur un dossier qui en dit (encore) long sur le fossé grandissant entre les discours et les actes de notre Mairie, quelques informations pratiques :

    - l’adresse de la pétition locale ayant actuellement reçu le plus de signatures : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/linky-ce-sera-etat-urgence-permane-1137.html ; en tout, plus de 5 000 personnes ont déjà signé les pétitions qui tournent à Montreuil, sans que ça ne fasse bouger le moins du monde notre Mairie

    - le Kit complet de lutte contre Linky

    - Pourquoi il faut dire Non ! au nouveau compteur Linky

    - un site complet d’informations et de lutte : www.santepublique-editions.fr

    - un tract pratique, à imprimer, afficher et diffuser pour l’auto-défense

    - une adresse de contact : stoplinkymontreuil@riseup.net pour tout renseignement, mais également pour demander de l’aide, notamment en cas de tentative de pose forcée du compteur

     Bonne lutte à tous et toutes ; en vous rappelant que nous sommes toujours plus forts à plusieurs.

     


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    Beaucoup de médias ont titré sur les problèmes d’Autolib’ de façon anecdotique. Le Canard Enchaîné, par la plume de Christophe Nobili,  a fait mieux : dans son édition du 04/01/2017, il a publié les chiffres concernant les comptes prévisionnels d’exploitation sur 12 ans, établis après 5 ans de fonctionnement.

    Mais ce qu’aucun média n’a fait, c’est d’analyser les chiffres, pour vous permettre de prendre la mesure de l’ampleur de l’arnaque des dégâts.

    Alors, puisque, pour des raisons diverses, les médias ne font plus leur travail d’analyse (et depuis longtemps), je vais m’y coller.

    Résumé et rapides calculs...

    Les données (Le Canard Enchaîné du 04/01/2017)

     

     

                                                12  

    ans d'exploitation prévisionnelle

    Subvention publique

                                           4 000  

    véhicules (perte prévisionnelle à la charge des communes)

                 118 000 000  

                                           1 100  

    stations (60 000 € le coût d'installation d'une station)

                   66 000 000  

                                           6 300  

    bornes installées

     

                                       131 000  

    abonnés

     

                                165 000 000  

    kilomètres parcourus

     

                                                  9  

    kilomètres, le trajet moyen en Autolib'

     

                                  18 333 333  

    le nombre de trajets effectués sur 5 ans

     

                                  60 000 000   

    la perte prévisionnelle de Bolloré sur 12 ans

     

     

    Total coût pour 12 ans

                 184 000 000  

         

    Coûts

     

     

    Coût par véhicule / 12 ans (sans l'amortissement des stations)

                                    29 500  

     

    Coût annuel par véhicule (sans l'amortissement des stations)

                                      2 458  

     

    Amortissement annuel sur 12 ans des stations par véhicule

                                      1 375  

     

         

    Coût direct annuel de la subvention par véhicule

                                      3 833  

     

     

    Mais pour trouver le coût de revient total d’un véhicule, il faut en plus rajouter :

    - les pertes de redevances des 6 300 places de stationnements payants, supprimées pour faire place aux Autolib',

    - la part payée par l’utilisateur,

    - la perte prise en charge par Bolloré (60 millions d’euros).

    Ce qui suit est des estimations (je n’ai pas le détail de ces données), mais si on extrapole les chiffres du Canard avec les différents tarifs actuels en vigueur, cela donne :

    Perte de redevance annuelle des 6 300 places de stationnement. Estimation basse : 6 300 bornes X 1 € X 6 h X 230 jours

                               8 694 000  

    Part par véhicule

                                      2 174  

    Total du coût annuel pour les collectivités par véhicule

                                      6 007  

       

    Subventions directes et indirectes

     

    Subvention par abonné sur 12 ans

                                      2 201  

    Subvention annuelle par abonné

                                         183  

    Subvention par kilomètre parcouru

                                        0,73  

    Subvention par trajet

                                        6,55  

       

    Part payée par l'utilisateur (N.-B. : estimation basse) et perte de Bolloré

     

    Total des abonnements annuels (131 000 X 120 € / 2)

                               7 860 000  

    Part annuelle payée par les usagers (6 € par trajet X 18 333 333 / 5 ans)

                             22 000 000  

    Total de la part annuelle payée par les usagers

                             29 860 000  

    Part annuelle des utilisateurs par véhicule

                                      7 465  

    Perte annuelle prise en charge par Bolloré par véhicule (60 M€ / 12 ans / 4 000 véhicules) 

                                      1 250  

       
       

    Total du coût de revient par véhicule et par an

                                    14 722  

     

     

    Prix d'un véhicule sur 12 ans avec sa maintenance et le service

                                  176 662  

     

    Il y a cependant deux totales inconnues, non prises en comptes dans ces données :

    1 - Le Canard nous indique que le coût du développement informatique a coûté 60 millions d’euros, au lieu des 11 prévus (!!!). Mais il ne nous précise pas, si ce dérapage est inclus dans le montant de 118 millions d’euros que les collectivités vont devoir verser à Bolloré, pour compenser sa perte prévisionnelle totale de 178 millions d’euros.

    2 - Si on veut obtenir la totalité du coût de revient de ce scandale, cette supercherie, cet amuse bobo, ce « sé(r)vice », il faudrait pouvoir connaître et rajouter tout également les pertes de redevances du stationnement en dehors des bornes de rechargement, puisque celui-ci est gratuit pour les Autolib’... Une donnée non publiée et non estimable.

     Quoi qu’il en soit, on aboutit à un coût de revient annuel (déplacements, maintenance et service inclus quand même), donc un coût d’exploitation de : 14 722 € par véhicule et par an ! Un coût sur 12 ans par véhicule de 176 662 € !

    Soit quand même 707 millions d’euros sur 12 ans pour l’agrément d’une toute petite minorité… une paille… pendant que la très grande majorité continuera à prendre des transports en commun, dont on connaît les insuffisances.

    Pour mémoire, le prix catalogue d'une Dacia Logan est de : 7 790 €. Le coût de revient total d’Autolib’ aurait permis d’acquérir 90 712 véhicules (!!!) que nous aurions pu mettre en 12 ans à la disposition des usagers dans le besoin (sans leur maintenance).

    Le prix d’une voiturette commence à partir de 4 000€ ; et dans ce dernier cas de figure, ce sont 176 662 véhicules (!!!) que nous aurions pu mettre en 12 ans à la disposition des usagers dans le besoin…

    Donc, un coût de revient pour une Autolib’ monstrueux sans commune mesure avec le « service » rendu ; et ce d'autant plus qu'avec la multiplication des VTC et de l’auto-partage, sans oublier les taxis, ce service est déjà largement assuré...

    À ce jour, nous versons à chaque utilisateur, en fait à Bolloré, 6,55 € par trajet effectué ! Incroyable de savoir que nos impôts financent des besoins privés à cette hauteur… Rappelons au passage (chiffres 2010) qu'un trajet en métro n'est subventionné qu'à hauteur de 0,85 € par trajet... et pour le Vélib' : 2,14 € (ce qui constitue un autre scandale en soi)...

    Quand on connaît le bilan carbone et écologique des voitures électriques, ce n’est vraiment pas ce qu’on fait de mieux en matière écolo. Pire, selon de nombreuses études, la voiture électrique perd à peu près dans tous les domaines (en fonction des seuils de kilométrage effectués pris en compte), quand on la compare à un véhicule thermique. Notamment, elle serait deux fois plus dommageable pour l'environnement qu’un véhicule thermique ; un comble… On paye donc des impôts, pour massacrer encore plus l’environnement, et faire fonctionner encore un peu plus nos centrales nucléaires, qui à ce rythme ne sont pas près d’être fermées !

    Dans cette même « logique » absurde et afin de respecter une concurrence loyale, je ne vois pas pourquoi cette même subvention de 6,55 € ne serait pas versée à chaque trajet aux personnes qui utilisent une VTC, l’autopartage ou un taxi, au lieu de leur bagnole. C’est vrai quoi, ça serait écolo…. et sûrement plus simple à gérer.

     

    C’est ça l’arnaque le « miracle » des PPP (partenariat public-privé), les bénéfices sont privatisés et les pertes, même quand elles sont dues à la mauvaise gestion et/ou l’imprévoyance du partenaire privé, sont à notre charge ! Dans tous les cas avec les PPP, même quand le privé perd, il gagne quand même… une vraie « incitation » à la dilapidation des deniers publics.

    Quand on n’a pas la volonté politique de vraiment résoudre les problèmes et surtout aucune idée pour y arriver, c’est ce genre de politique qui est mise en place.

    Cela a juste une conséquence non négligeable : la dette des Parisiens par habitant a été multipliée par 4 ; elle est passée de 501 € en 2001, à 2 059 € en 2015 (elle devrait être de 627 €, si elle avait suivi l’inflation).

    Cette municipalité est passée du statut d’une des villes les moins endettées de France à une des villes les plus endettées de France par habitant… Formidable résultat en 15 ans, non ? Tout ça pour ne résoudre absolument aucun problème et en les aggravant même sur bien des plans. Mais tant que c’est pour faire plaisir à quelques bobos soi-disant écolos qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, on dépense sans compter, même si tout cela produit des résultats contraires aux objectifs.

    Enfin, on se console avec de belles campagnes de propagande communication (reprises en cœur par la plupart des médias), dont je me demande jusqu’à quel point elles pourront continuer à faire illusion et à nous mentir sans que ça ne leur pète au nez. L’électeur est-il si crédule qu’on puisse lui faire gober et supporter n’importe quoi jusqu’à l’indigestion, depuis 15 ans ?

     

    L’exemple récent des vignettes est frappant à ce sujet là.

    J’ai un vieux véhicule de 20 ans - à essence et qui consomme 4 litres aux cent, une merveille sans électronique trafiquée - qui disposait d’une vignette verte sous Voynet (1997), tant il était considéré à l’époque comme une voiture écolo… Mais dès cette année, non seulement je n’ai droit à aucune vignette nationale, mais en plus je n’ai plus du tout le droit de circuler dans Paris ; tandis que les bobos en 4X4 diesel flambant neuf auront toujours le droit eux. Formidable, non ? Et tellement absurde…

    La chasse aux pauvres continue à être ouverte, et s’ils pouvaient ainsi relancer l’achat de véhicules neufs, ça serait pas mal aussi. Mais ils ne sont pas à une contradiction près.

     

    Quel scandale incroyable que cette Mairie PS de Paris soit encore réélue depuis 2002 et toujours en toute impunité... C’est vraiment la pire calamité qui a dirigé Paris (sans regret malgré tout vis-à-vis de la précédente majorité), notamment pour aggraver résoudre les problèmes de circulation et de pollution.

    Le problème non accessoire est que quasiment toutes les banlieues de Paris s’alignent sur ce type de politique contre-productive et coûteuse. Au final, combien vont nous coûter les 14 stations Autolib’ à Montreuil ? Combien vont se rajouter au 840 000 € pour la seule installation des 14 stations, décidée par Monsieur Bessac ?

    Le problème c’est qu’en « prime », avec le Grand Paris nous devrons bientôt subir tous les diktats absurdes et contre-productifs de Paris.

    Quand je vous disais que c’était une arnaque un scandale, vous le pensez avec moi maintenant ? Mais il est vrai que la politique est un scandale perpétuel depuis tant d’années, qu’on se demande bien ce qui pourra y mettre un terme.

    Moi Président, j’interdirais les PPP, à tous les niveaux ; mais il n’y a aucun risque que nous trouvions cela dans les intentions de nos élus ; tant cette pratique semble satisfaire tous nos politiques locaux, au détriment de nos porte-monnaie. Je n’ose même pas vous dire ce que j’imagine des réelles raisons qui font que nos politiques persistent dans l’erreur et la gabegie, tant je m’exposerais probablement à des foudres judiciaires pour diffamation. 

    Je voudrais terminer cet article sur un appel public. Je demande à toute personne, qui a connaissance et qui pourrait démontrer qu’il y en a au moins un PPP qui coûte ou a coûté moins cher aux contribuables qu’une gestion directe des collectivités, de se manifester et de nous faire part de cette exception.


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    Si on peut mesurer le climat social et politique d’une ville au nombre de contestations et protestations en cours, alors Montreuil est bien placé :

           - soit, pour obtenir la palme du plus grand nombre de rebelles ; ou, selon le point de vue, d’emmerdeurs(ses),
    - soit,  pour gagner le prix des habitants les moins entendus de toute la France par leur municipalité.

            Mais, les deux propositions ne s’excluent pas l’une de l’autre…

     Selon mes recensements (faits empiriquement par des moteurs de recherche) le nombre de pétitions ouvertes et toujours actives pour la seule ville de Montreuil est de : 29 ! 29 pétitions de mécontents qui demandent à la Municipalité d’agir, et qui en désespoir de cause n’ont plus que ce moyen pour espérer (mais, faut pas rêver) se faire entendre.

     Les voici (N.B. : en cas d'erreur, d’oubli ou de pétition fermée, merci de me le signaler pour que je le rectifie. Par courriel « gazette.de.montreuil@free.fr » ou sur les commentaires) :

     

    Titre de la pétition (par ordre alphabétique) 

    URL pour y accéder

     Nombre de signatures au 21/12/2016

    3 mois à la rue : il faut reloger les 13 familles roms et leurs enfants ! 

    https://www.change.org/p/3-mois-%C3%A0-la-rue-il-faut-reloger-les-13-familles-roms-de-montreuil-et-leurs-enfants

     2 420  

    Agissons contre les rodéos motos, les incivilités et la délinquance à Montreuil !

    http://www.mesopinions.com/petition/social/agissons-contre-rod-os-motos-incivilit/20872

      7 824  

    Alerte enlèvement : Montreuil a disparu sous les détritus - Pétition pour un Montreuil propre

    http://www.mesopinions.com/petition/politique/alerte-enl-vement-montreuil-disparu-tritus/14563

        79 

    BEAUMONTS PAYANT: NON!

    https://www.change.org/p/beaumonts-payant-non-beaumonts-payant-non

         151  

    Bien-être ensemble à Montreuil : assurons un environnement serein à nos enfants

    https://www.change.org/p/maire-de-montreuil-bien-%C3%AAtre-ensemble-%C3%A0-montreuil-assurons-un-environnement-serein-%C3%A0-nos-enfants

        128  

    Contre l expulsion

    https://www.change.org/p/maire-de-montreuil-contre-l-expulsion

            54  

    Contre les expulsions locatives à Montreuil

    https://www.change.org/p/le-maire-de-montreuil-et-la-municipalit%C3%A9-contre-les-expulsions-locatives-%C3%A0-montreuil

            67  

    Contre une nouvelle dérive spéculative immobilière sur le quartier des Guilands

    https://www.change.org/p/verdet-martin-neuf-fr-contre-une-nouvelle-d%C3%A9rive-sp%C3%A9culative-immobili%C3%A8re-sur-le-quartier-des-guilands

          121  

    Couverture de la fibre d'Orange sur un secteur à MONTREUIL (93100)

    https://www.change.org/p/orange-france-couverture-de-la-fibre-d-orange-sur-un-secteur-%C3%A0-montreuil

            76  

    Défendons un service public de qualité à Montreuil !

    http://www.mesopinions.com/petition/politique/fendons-service-public-qualit-montreuil/19326

         410  

    Ensemble pour que le Montreuil Tennis Club continue de fonctionner pour le bien de tous

    http://www.mesopinions.com/petition/sports/ensemble-montreuil-tennis-club-continue-fonctionner/14421

      1 029  

    Fermeture de la station service Carrefour de Montreuil

    https://www.change.org/p/pr%C3%A9fecture-de-bobigny-fermeture-de-la-station-service-carrefour-de-montreuil

        138  

    INVASION DE PUNAISES DE LIT

    https://www.change.org/p/collectif-montreuil-invasion-de-punaises-de-lit

         74  

    La désunion ne passera pas par moi

    https://www.change.org/p/la-d%C3%A9sunion-ne-passera-pas-par-moi

     1 884  

    Les Ecoles et le Collège du Haut Montreuil en Lutte !!!

    https://www.change.org/p/monsieur-le-dasen-les-ecoles-et-le-coll%C3%A8ge-du-haut-montreuil-en-lutte

        342  

    M. Bessac, à quand une délibération pour interdire le Linky à Montreuil ?

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-maire-de-montreuil-m-bessac-%C3%A0-quand-une-d%C3%A9lib%C3%A9ration-pour-interdire-le-linky-%C3%A0-montreuil

         118  

    Montreuil (93) Non au nouveau calcul des tarifs de la cantine et du centre de loisirs

    http://www.mesopinions.com/petition/social/montreuil-93-nouveau-calcul-tarifs-cantine/25550

     2 606  

    Montreuil : contre la répression syndicale, solidarité avec les territoriaux attaqués.

    https://www.change.org/p/montreuil-contre-la-r%C3%A9pression-syndicale-solidarit%C3%A9-avec-les-territoriaux-attaqu%C3%A9s

        482  

    Non au compteur LINKY à Montreuil

    https://www.change.org/p/maire-de-montreuil-93100-non-au-compteur-linky-%C3%A0-montreuil

        556  

    Pétition : Avec le Linky, ce sera l’état d’urgence permanent ! Pas de Linky à Montreuil!

    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/linky-ce-sera-etat-urgence-permane-1137.html

     4 292  

    Pétition : Sauvegardons ce qui reste des Murs à Pêches ! NON au garage du Tram, OUI aux transports en commun

    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvegardons-ce-qui-reste-murs-pech-877html

     3 818  

    Pour le maintien de la zone « Natura 2000 » au 138 bld de Chanzy à Montreuil (93)

    https://www.change.org/p/la-mairie-de-montreuil-93100-le-maintien-et-le-d%C3%A9veloppement-d-une-zone-natura-2000

         345  

    Pour le retour des ATSEM en moyenne et grande section dans les maternelles de Montreuil

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-pour-le-retour-des-atsem-en-moyenne-et-grande-section-dans-les-maternelles-de-montreuil

          255  

    Pour un plan de sauvetage du Conservatoire de Musique et de Danse de Montreuil

    https://www.change.org/p/est-ensemble-pour-un-plan-de-sauvetage-du-conservatoire-de-musique-et-de-danse-de-montreuil

            33  

    Pour une rue AZROCK à Montreuil

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-maire-de-montreuil-pour-une-rue-azrock-%C3%A0-montreuil-284fd38a-5543-47bb-bfc9-47f75f7d521a

     1 466  

    Rue des crottes de chiens

    https://www.change.org/p/jeanlucpoussard1957-gmail-com-rue-des-crottes-de-chiens

         60  

    SOUTENEZ LE TARDIGRADE DE MONTREUIL

    https://www.change.org/p/collectif39-tardigrade-montreuil

        894  

    STOP à la taxation abusive des commerçants de Montreuil

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-stop-%C3%A0-la-taxation-abusive-des-commer%C3%A7ants-de-montreuil

        156  

    Stop au bétonnage de Montreuil

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-maire-de-montreuil-stop-au-b%C3%A9tonnage-de-montreuil

        125  

     

    Total des signataires, évidemment sans pouvoir décompter le nombre de ceux qui ont pu signer plusieurs pétitions, mais pas plus rajouter celles reçues par signature papier : 30 003. Soit, quand même, proportionnellement 56 % des électeurs inscrits à Montreuil ! Presque 3 fois plus que les voix (10 990) qui ont élu monsieur Bessac aux dernières élections municipales, et plus que tous les bulletins exprimés (29 654).  

     

    À titre de comparaison, prenons les deux villes les plus proches de Montreuil, en termes de densité de population, en Ile-de-France, Aubervilliers et Nanterre. Si on tape dans un moteur de recherche « pétition à… » ; Aubervilliers renvoie 133 000 entrées, Nanterre 233 000 et Montreuil 242 000.

    Pour résumer et en bref, à villes comparables et sans prétendre à l’exhaustivité, il y a plus de contestations à Montreuil que partout ailleurs ; et j’ai pu le vérifier pour bien d’autres exemples.

    Dans sa catégorie, Montreuil semble bien détenir la palme des contestations des politiques municipales menées et/ou absentes.

    Quoi qu’on puisse penser de ces initiatives contestataires et/ou revendicatives (et toutes les opinions sont permises), elles démontrent pour le moins un certain malaise ; d’autant qu’elles portent sur à peu près tous les problèmes que peut affronter localement un citoyen…

    Je n’ai pas le temps d’étudier si ce phénomène est significatif ou non ; et si oui, de quoi. Ou encore si c’est un phénomène particulier ou général. Cependant, je trouve déjà suffisamment révélateur ce piètre résultat de Montreuil - qui plus est, dans une ville à majorité dite de gauche - pour penser que c’est une information pertinente en soi à diffuser…

     

    Et pendant ce temps là - pendant que 29 groupes protestent (dont 3 sur le même objet, à propos de l’opposition au Linky) - avec « Le Montreuillois » : « Je vais bien, tout va bien ; je suis gai tout me plaît. Je ne vois pas pourquoi ; pourquoi, ça n’irait pas » ; et mutisme total sur tous les problèmes…C’est ça, la « communica-propagande » à Montreuil.

    Ça me fait penser qu’il faudra lancer une pétition pour que la ligne éditoriale de ce journal change. Pour qu’il cesse d’être exclusivement le journal des bonnes nouvelles à la gloire des « actions » de notre Mairie ; qu’il mette en ligne une édition numérique sur laquelle on puisse débattre et répondre (ça devrait être faisable sans frais supplémentaires et même en faisant des économies). Et sans prise en compte de ces demandes, lancer une campagne de boycott sur les boîtes aux lettres (« Stop à la propagande du Le Montreuilllois »), tant c’est devenu trop. 

    Et pendant ce temps là - fort de « sa majorité » qui ne représente que 19 % des inscrits, ce qui constitue en soi un très grave problème démocratique - la mairie persiste à faire ce qu’elle veut, sans écouter ni satisfaire personne, et surtout à ne pas répondre aux questions précises qu’on lui pose à peu près dans tous les domaines ; et notamment depuis 10 mois sur le dossier du collège du 138 boulevard de Chanzy ; où un hectare d’espace de loisirs, initialement destiné à être une zone Natura 2000, va être bétonné ; sans aucune prise en compte des besoins locaux, alors qu’il y a de nombreuses alternatives, aucune urgence à construire, et que c'est en totale contradiction avec les déclarations d’intentions du nouveau PADD.

    On ne sait jamais, des fois ça peut marcher ; on pourrait de nous-mêmes finir par se lasser qu’on se foute de nous. 

    Mais tous ceux qui demandent ne sont pas mieux lotis… Ils risquent d’attendre longtemps, que cette municipalité mette en cohérence ses promesses de campagne avec ses actes, ainsi qu’avec les valeurs dont elle se dit porteuse et qu’elle représente si mal. 

     

    Il faut avoir assisté au moins une fois à un Conseil municipal (cette vidéo ne restitue malheureusement pas les attitudes des élus de la majorité quand d’autres parlent), pour se rendre compte, à quel point les expressions sont bâillonnées, les problèmes niés, le mensonge une première nature et les non-réponses la règle de cette municipalité, quand ce n’est pas le mépris le plus total.

    Ça me désole et me révolte de constater que des élus qui devraient travailler dans le même sens, dans le souci du bien commun, en cohérence avec leurs intentions, n’ont pour toute ambition que de faire valoir leurs petits potentats, envers et contre tout, et encore pire contre des majorités.

    Surtout ne changez rien, continuez ainsi monsieur le Maire ; et tous ceux qui vous ont fait confiance vous rangeront bientôt dans la même catégorie que tous les arrivistes et soi-disant élites, dont la classe politique est malheureusement peuplée, jusqu’à l’écœurement.

    Montreuil ne mérite vraiment pas ça…

    Vite une pétition au Père-Noël : s'il te plaît, pourrais-tu apporter des sonotones à tous les élus (pour ne pas faire de jaloux) ; ainsi que des formations qui porteraient sur le thème suivant : apprendre à agir plutôt que communiquer ; avec en sous-thème : apprendre à être crédible en mettant ses actes en cohérence avec les déclarations d’intention ; et en sous-sous-thème : apprendre à respecter, à entendre et à aimer les expressions démocratiques.

    Ha... et si c'est possible aussi Père-Noël : bien que certains t’aient traité d’ordure, pourrais-tu faire en sorte qu’il ne s’en dépose plus sur les trottoirs de Montreuil ?

    Bonnes fêtes quand même à tous et toutes.

     


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  •   

    Récemment (dans cet article), je vous expliquais que les services publics de Montreuil sont d’un rapport coût/service-rendu totalement démesuré par rapport à la plupart des autres villes.

    Il suffit pour s’en convaincre de comparer le budget total des dépenses rapporté au nombre d’habitants, et de constater que des villes font beaucoup mieux (en termes de propreté, tranquillité, voirie, et cetera) pour des coûts bien moindres.

    Voir le tableau comparatif, classé par budget par habitant, en cliquant sur ce lien.

    Et pour les fâchés avec l’arithmétique (et à leur demande), voir ce tableau des écarts de gestion entre les villes, en cliquant sur ce lien

    Sans que l’on puisse réellement expliquer de tels écarts, il paraît cependant assez logique que Vincennes fasse mieux que Montreuil avec seulement 8,22 % de logements sociaux et un taux de pauvreté de 8,2 %. Comme si les problèmes financiers étaient inversement proportionnels au poids du social que les villes ont à gérer, ou encore du type de population résidente.

    Mais cette assertion intuitive pleine de préjugés est démentie par les performances de la ville du Pré-Saint-Gervais qui, avec des taux de logements sociaux supérieurs à Montreuil et un taux de pauvreté ainsi que de chômage comparables, a les meilleurs indices financiers de toutes les villes du tableau. Ce qui est le cas également de Romainville ou Bondy, dont les indices financiers sont meilleurs qu’à Montreuil. Donc, la piste de l’incidence du social pour expliquer les dérives budgétaires n’est pas corrélée à une situation déséquilibrée du contexte sociologique.

     

    Cependant, les chiffres parlent quand même (toujours, à la demande de ceux qui ont du mal avec les chiffres, des explications) :

    1 - À population sociologique quasiment identique, Montreuil dépense 47 % de plus que le Pré-Saint-Gervais par habitant ! Mais aussi de 22 à 17 % de plus que Romainville, Les Lilas, Noisy-le-Sec, Vincennes, Bondy. Les résidents de toutes ces villes qui dépensent moins par habitant ne semblent, pour autant, pas plus mal traités que ceux de Montreuil. Ils n’ont pas plus à se plaindre des problèmes habituels (saleté, tranquillité, voirie, et cetera) que subissent les Montreuillois. Tandis qu’en termes d’environnement certaines sont même exemplaires, comme Vincennes.

    Alors, comment est-ce possible que les services coûtent aussi chers à Montreuil, pour aussi peu de résultats ? C’est une indication en soi d’une dérive budgétaire et de mauvaise gestion, qui ont de graves conséquences, notamment sur nos impôts. La conséquence directe est que Montreuil a une pression fiscale parmi la plus forte du panel comparé (aussi bien pour les personnes que pour les entreprises), mais aussi des villes de plus 100 000 habitants (38ième sur 41)…

    Pour information, Montreuil dépense 1 729 € par habitant ; la moyenne de la strate des communes est de 1 351 €. Une indication supplémentaire qu’il y a un (des) gros problème(s).

    2 - Toujours rapporté à un habitant, Montreuil dépense 37 % de plus que Vincennes en « frais de personnel » pour assurer ses missions. Et 7 villes en tout sur 11, font mieux que Montreuil à ce niveau-là. Ce n’est pas une indication en soi, parce que nous ne connaissons pas la répartition (qui modifie les affectations comptables) entre les régies directes (services directement gérés par des personnels de la ville) et les délégations de services publics (services sous-traités à des organismes privés). De plus, c’est à ce niveau-là que nous pouvons retrouver l’incidence du traitement social qui à l’évidence nécessite plus d’intervenants qu’une ville qui aurait moins de populations à aider.

    Cependant, quand 7 villes sur 11 en tout (dont beaucoup ont proportionnellement plus de populations à aider), font mieux que Montreuil, c’est une indication en soi de services qui coûtent chers, surtout si on la compare à la réalité des services rendus. Que je sache, parmi ces 7 villes qui font mieux, la plupart n’ont pas à se plaindre des carences que nous connaissons depuis tant d’années à Montreuil.

    Pour information, le ratio de Montreuil pour les charges de personnel est de 60,32 % ; la moyenne de la strate des communes est de 52,03 %. Une indication supplémentaire qu’il y a un (des) gros problème(s).

    3 - L’endettement… Un indicateur toujours très significatif, qui signe la façon dont la ville a été gérée. Montreuil est 8,64 fois plus endetté par habitant que le Pré-Saint-Gervais ; et fait moins bien que 8 autres villes sur 11 en tout. Cependant, pour savoir si c’est grave, il faut mettre en regard de cette dette les actifs de la ville. Une dette, aussi importante soit-elle, n’est mauvaise que si on ne peut pas mettre en face des actifs qui la compenseraient. Il faudrait pour savoir ça, avoir accès à l’inventaire et état d’actifs ; et cela n’est apparemment pas publié.

    Cependant, Montreuil doit faire face à une dette totale de 218 millions d’euros, soit 1,2 fois son budget de fonctionnement annuel. À titre de comparaison, le Pré-Saint Gervais a une dette totale de 4,3 millions d’euros qui représente 0,17 fois son budget annuel ; tandis que Vincennes a une dette totale de 47 millions d’euros qui représente 0,56 fois son budget annuel. On comprend bien qu’avec une telle contrainte financière au niveau des remboursements (21 millions pour l’annuité de la dette en 2015), la dette pèse lourdement sur le budget de Montreuil ; et que toute variation à la hausse des taux d’emprunt mettrait sérieusement en péril cette ville.

    Le problème date de loin, d’une époque où les taux d’emprunts étaient en plus très élevés. Malgré une meilleure conjoncture des taux, il a à peine été rectifié (pour le total) par l’avant-dernière municipalité, tandis que notre Mairie actuelle a au contraire encore aggravé cette dette. Reste que l’écart avec la moyenne nationale s’est aggravé avec les deux derniers maires.

    Les dérives budgétaires de Montreuil - Chapitre 1 : la cantine scolaire

     

    À l’évidence, des emprunts (en excluant ceux visant à combler un besoin en fonds de roulement cyclique) ont été faits pour assurer du fonctionnement. Donc, on a fait des emprunts pour assurer de l’activité, et/ou l’autofinancement ne permettait pas de financer les investissements, et ça, c’est très grave. Aussi grave que si vous deviez emprunter de l’argent pour manger, ou achetiez un bien, destiné à durer, sans avoir les moyens de l’acheter, ou pire qui ne vaudrait plus rien à plus ou moins court terme.

    Pour information, l’endettement par habitant de Montreuil est de 2 091 € ; la moyenne de la strate des communes est de 1 191 €. Une indication supplémentaire qu’il y a un (des) gros problème(s).

     

    Il faudrait pour connaître l’origine de tels écarts, analyser le détail ainsi que l’historique des budgets à service comparable ; et bien sûr, outre que je n’ai pas accès à ce type d’informations, il faut du temps pour réaliser ce type d’études.

    De nombreux facteurs (endettement, choix du mode de gestion, poids du social, sociologie des populations, et cetera) peuvent expliquer en partie ces écarts ; et évidemment, ce que je vous présente n’explique rien en soi. C’est juste un constat factuel significatif de mauvaise gestion.

    Mais, on peut déjà se rendre compte avec ces quelques indicateurs que quelque chose ne tourne pas rond à Montreuil (comme dans d’autres communes d’ailleurs) : compte tenu de l’énorme pression fiscale et à l’endettement par habitant, ainsi qu’à son ratio de charge de personnel dans son budget, Montreuil ne rend pas les services que seraient en droit d’attendre ses habitants. Et ce n’est pas le manque d’argent qui empêche Montreuil de répondre aux besoins de ses habitants, mais bien autre chose...

    Contrairement aux apparences qui font que quand on arrive dans cette ville, on peut penser qu’on débarque dans une localité du tiers-monde sans moyens, Montreuil est riche, très riche ; beaucoup plus riche que Vincennes, par exemple, en termes de ressources. C’est juste une ville mal gérée, qui a pris de mauvaises habitudes, et depuis trop longtemps. 

     

    Je n’ai pas eu longtemps à attendre pour trouver un exemple criant de gabegie…

     

    Dans le numéro 22 du « Le Montreuillois », la municipalité se glorifie que sur un coût de 13 € par repas, celle-ci subventionne 60 % des coûts totaux ne laissant à la charge des familles que 0,54 € à 6,5 € par repas, en fonction du quotient familial de celles-ci.

    Ce passage au quotient familial qui pénalise injustement certaines familles par rapport à d’autres en fonction de leur statut fiscal, est inégalitaire dans sa forme actuelle, car il ne tient pas compte de la réalité des revenus ; tandis que par ailleurs, il a fait brutalement augmenter la contribution de certaines familles. .

    Cependant à l’exception de ces iniquités, on ne peut qu’être d’accord avec la politique sociale de notre municipalité qui consiste à subventionner les repas pour les enfants des familles à faible revenu et à imposer un barème progressif en fonction des revenus…

    Sauf que… où a-t-on déjà vu qu’un repas de collectivité pouvait atteindre 13 € !!! J’ai beaucoup cherché et je n’ai pas trouvé…

    La plupart des villes (sauf peut-être dans le 93 qui communique peu là-dessus) affichent des coûts de revient totaux entre 5,2 € et 10 €, y inclus les frais de personnels communaux qui assurent la préparation, les services, l’animation du temps périscolaire, ainsi que l’ensemble des charges et frais de gestion ; mais jamais au-delà.

    Quelques exemples (même si certains datent un peu, je doute qu’ils soient arrivés aujourd’hui à des niveaux de coûts tels que ceux de Montreuil) :

    - pour comprendre comment se décompose le coût de revient

    - exemple, Dompierre-sur-Yon, coût de revient : 6,05 € et des repas bio

    - exemple, le Var, coût de revient : 6,05 €

    - exemple, Aunay-sur-Odon, coût de revient : 5,13 €, avec un coût stable depuis 5 ans

    Vous pouvez chercher vous-mêmes d’autres exemples, et je suis preneur des contre-exemples, s’il y en a…

    Cependant, si ces communes arrivent à ces coûts de revient sur de petites unités, comment est-ce possible que Montreuil explose son budget, alors qu’il devrait faire d’énormes économies d’échelle au vu du nombre total de repas servis ?

    D’ailleurs, on trouve des restaurants avec des menus complets à 13 € (et même moins), sauf que dans ce prix, il y a la marge nette du restaurateur, qui lui laisse généralement entre 30 et 66 % de son prix de vente dans la poche ; ce que ne se permet pas une commune qui est au prix coûtant.

     

    Alors comment est-ce possible que Montreuil fasse aussi mal ?

     

    Comme me l’a expliqué une parente d’élève rompue aux pratiques locales, il n’y a aucun système unifié pour les maternelles, écoles et collèges de Montreuil pour ce qui concerne les cantines.

    Tantôt les repas sont préparés sur place, tantôt ils proviennent d’un prestataire extérieur et sont réchauffés sur place, tantôt ils proviennent de cuisines centrales… Il y a même des systèmes mixtes avec une partie préparée à l’extérieur et une autre faite sur place.

    Bref, chaque école a son système et on commence à comprendre pourquoi au final cela coûte si cher, pour une qualité gustative parfois médiocre (selon les mêmes dires de cette parente d’élève), qui oblige en plus dans ce cas à gérer d’énormes quantités de déchets.

    Mais cela n’explique pas tout. Des établissements se plaignent du manque de personnel d’encadrement des élèves dans les cantines ; donc a priori on ne peut même pas mettre sur une inflation de salariés ces coûts aussi exorbitants.

    Alors comment Montreuil peut-il arriver à un coût de 13 € par repas ? Plus globalement, qu’est-ce qui explique et justifie que Montreuil dépense 47 % de plus que Le Pré-Saint-Gervais par habitant ? Et il faut bien au final poser la question : où passe l’argent ?

    On n’en saura pas plus et ce d’autant qu’on serait bien en peine de trouver sur le site de la Mairie autre chose qu’une présentation édulcorée des comptes de la Ville, faite pour amuser les enfants, sans aucun détail des comptes.

    Quant à l’information du « Le Montreuillois », elle est devenue un hymne permanent aux « actions » de la municipalité, sans même se rendre compte quelle image ridicule, elle donne de celle-ci en voyant tout en rose et en passant sous silence tous les problèmes réels…

     

    C’est terrible cette société où le déclaratif remplace les actes et où la communication veut faire plier la réalité à ses mensonges.

    Ça rappelle bigrement tout ce qui se passe avec Est Ensemble, le Département, la Région et la Préfecture, où on ne sait plus qui fait quoi, et où chacun se renvoie constamment la balle et la responsabilité de ce qui n’est jamais fait, malgré les demandes incessantes des habitants locaux, sur la propreté, la tranquillité, la sécurité, les transports, et cetera, et cetera…

    De l’enfumage, rien que de l’enfumage, pendant qu’on continue à ne rien faire, ou pire à faire n’importe quoi, et pire du pire à faire le contraire de ce qu’on dit qu’on fait…

    Petit rappel : de 2009 à 2016, et la création d’Est Ensemble (en 2010) les impôts locaux ont augmenté de 17,9 % pour la taxe d’habitation (2,8 % de plus en moyenne par an), et 26,4 % pour la taxe foncière (4 % de plus en moyenne par an). Quelqu’un a-t-il pu constater une amélioration des services publics locaux à part autour de la Mairie ?

    C’est d’autant plus inadmissible qu’Est Ensemble était censé nous faire faire des économies d’échelle et améliorer les services rendus…

    Je doute que l’association de « bras cassés » qu’est Est Ensemble (à l’exception notable du Pré-Saint-Gervais), avec des communes qui ont toutes des problèmes de gestion arrivent à améliorer quoi que ce soit au quotidien des Montreuillois ; par contre, il améliore notablement le sort de tous les salariés (élus et nouveaux personnels intercommunaux) de cette structure payée par nos impôts.

     

    Cela dit et exposé, c’est bien que la Mairie communique… Plus elle le fait sans se remettre en cause, au mépris du simple bon sens de ceux qu’elle voudrait convaincre, et plus tous ceux qui n’en peuvent plus qu’on leur mente se détournent d’elle.

    Par exemple, à la suite de la soirée d’information (Sic !!!) sur le nouveau collège, où nous n’avons eu aucune réponse à nos questions (notamment sur le choix du PPP qui est un gouffre financier à retardement dénoncé, entre autres, par la Cour des comptes), et malgré une salle composée probablement pour moitié d’élus et personnels communaux, 25 nouvelles signatures se sont rajoutées aux 320 déjà reçues.

    J’encourage donc cette Mairie à continuer à communiquer comme elle le fait, à nier les problèmes et à ne jamais répondre aux questions, de façon à ce qu’elle finisse de creuser sa propre tombe ; et qu’on passe à autre chose.

    Quand tous ces gens arrêteront de nous mentir et de nous prendre pour des imbéciles, peut-être que les désespérés arrêteront de se tourner vers les bonimenteurs qui mentent tout autant, mais qui ont pour eux de se positionner en dehors du système, même s’ils en font totalement partie.

     Montreuil ne mérite vraiment pas ça ; mais à ce rythme de trahisons, il ne faudra pas jouer les étonnés ni les offusqués, quand les environ 50 % d’électeurs, qui s’abstiennent régulièrement de se déplacer pour les élections locales à Montreuil, se remettront à voter.

    Ils risquent bien de balayer tous les petits potentats locaux qui ne pensent qu'à se faire réélire et sont persuadés que la communication mensongère est une action en soi, bien suffisante pour masquer leurs incompétences, leurs trahisons, leurs incohérences et leurs carences.

     


    2 commentaires
  • Nous (habitants de Montreuil et des environs, utilisateurs et riverains du stade André Blain et de la zone « Natura 2000 ») nous opposons à la destruction de la zone classée « Natura 2000 » pour y construire un collège.

    Nous dénonçons :

    - les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’enquête publique : non-concertation préalable élargie, absence de publicité visible, non-information des habitants (ni par le journal local, ni par le site de la Mairie) ;

    - la médiocrité, les nombreuses inexactitudes et omissions du dossier d’enquête publique, ainsi que du rapport d’enquête publique ;

    - l’abandon de fait du projet et de la promesse de faire de ce lieu une coulée verte avec aires de jeux, qui relierait le Parc des Guilands au square Denise Buisson…

    Les souhaits des citoyens

    Conserver et développer cet emplacement qui est une zone unique de respiration et de loisirs, pour les nombreuses personnes de tous âges qui y viennent pour se rencontrer, partager, jouer aux boules, au foot, et autres activités.

    Préserver et aménager cet espace ouvert du quartier qui permet de nombreux échanges, favorisant le bien-vivre ensemble, les mélanges culturels et intergénérationnels.

    Pour information : « France Nature Environnement Ile de France » et « EELV de Bagnolet » sont contre la destruction de la zone « Natura 2000 », mais pas la majorité municipale de Montreuil constituée en partie de membres locaux d’EELV…

    À propos de la nécessité d’un nouveau collège…

    Nous sommes favorables à la construction d’un collège, mais nous contestons le choix de son emplacement. D'autant que d’autres alternatives sont possibles, notamment la ZAC Fraternité ou de nombreuses friches disponibles entre le Bas-Montreuil et Bagnolet.

    Cependant, une interrogation perdure : alors qu’aucune donnée brute n’a été fournie qui aurait permis de connaître les besoins ; le Département affirme que 259 places (sans ce futur collège) seront encore disponibles sur Montreuil en 2022 ; alors où est le besoin ?

    Pire (information également absente du dossier d’enquête), sa réalisation sera financée par un « partenariat public/privé ». Ce mode de financement est régulièrement dénoncé par des sénateurs, des députés et la Cour des comptes comme celui ayant produit le plus de dérives et de surcoûts budgétaires pour l’État et les collectivités qui y ont fait appel (pour information sur ce sujet : un article du Monde).

    Nous dénonçons ce choix de financement de la Ville de Montreuil et du Département qui démontre le peu de cas qu’ils font de l’utilisation de l’argent public, et qui invalide les raisons soi-disant économiques qui ont dicté le choix de ce terrain.

    Nous nous opposons donc à la disparition de la zone « Natura 2000 ».

    Nous demandons le maintien de cet espace de liberté, convivial, récréatif et sportif. Nous voulons que la promesse d’en faire une coulée verte avec aires de jeu jusqu’au square Denise Buisson soit tenue.

    ---------------------------------------------

    - Adresse du site pour signer la pétition en ligne : cliquer sur ce lien !

    - Adresse postale pour envoyer ou déposer la pétition papier : FRANÇOIS (Pétition) - 101 rue Parmentier - 93100 MONTREUIL

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  • C’est un classique du genre, un journal municipal est fait pour dire du bien de la majorité qui le finance et le dirige. Notre journal local ne faillit pas à la règle ; jusque-là rien que de très banal…

     On peut déplorer que la Ville ne cesse d’utiliser les personnalités locales et leurs actions pour se glorifier elle-même, alors qu’elle n’y est pour rien ou pas grand-chose ; presque pas grave, si par ailleurs, le journal remplit son rôle informatif. Personne (ou presque) n’est dupe et c’est la « loi » usuelle des journaux des communes.

     Cependant, le numéro 10 (du 24 mars au 6 avril 2016) a atteint des sommets dans son action d’intox et de propagande en nous relatant (entre autres) un sondage, réalisé par Harris Interactive, sur pas moins de deux pages (page 8 et 9). Tandis que personne ne pourra vérifier la méthodologie, la composition et l’origine du panel, et encore moins connaître tous les résultats finaux ou encore le coût ; toutes ces informations étant soigneusement passées sous silence dans ce compte-rendu.

     Décryptages… 

     On y découvre… en me demandant pour ma part, si j’habite bien dans la même ville idyllique et si je ne rêve pas…

    Les Montreuillois, heureux de vivre dans leur ville ! (Je cite le titre du Montreuillois) 

     

     

    On remarquera au passage que le « satisfait » devient dans le titre « heureux » ; il fallait oser cette supputation et extrapolation infondées. Ils l’ont fait, c’est probablement plus « vendeur ».

     Je vous le confirme, je suis tout également « très satisfait » (Sic !!!) de vivre !... Mais je ne vois pas en quoi la ville de Montreuil expliquerait à elle seule cette « satisfaction ».

    J’adore le réseau d’amis(es) et la vie de village que JE me suis constitués, j’aime l’agitation et le foisonnement artistique et culturel local, la mixité sociale… mais en quoi dois-je tout cela à Montreuil ? Je vivais de la même façon dans le 20e arrondissement, et par beaucoup d’aspects beaucoup mieux en termes d’environnement. D’ailleurs, je ne pense pas que je vivrais différemment et moins « heureux » où que je sois ; tout au plus aurais-je quelques kilomètres de plus à faire pour accéder à mes plaisirs, si je vivais au fin fond d’un trou perdu.

     Alors, les questions sont pour le moins bizarrement formulées, comme si Montreuil était une entité en soi ; comme si la satisfaction de vivre quelque part ne dépendait pas essentiellement des individus qui composent le groupe et de leur façon de se mettre en lien, ou pas, avec les autres…

    Ou autrement dit, j’aurais préféré qu’on demande : êtes-vous satisfait de l’environnement humain que vous côtoyez à Montreuil ?

    Ou encore : êtes-vous satisfait de l’environnement urbanistique dans lequel vous vivez à Montreuil ?

    Ou encore : êtes-vous satisfait de l’état de propreté de la Ville ? Et cetera…

    C'est-à-dire des questions factuelles et réelles, pas un vague sentiment général détaché des contextes qui le provoquent. Ça, ça aurait eu du sens et ça aurait été utile.

    L’éducation, l’emploi, la santé, en tête de vos priorités

     

     

    Mêmes remarques que précédemment. Quelles auraient été les réponses si la formulation des questions sur ces sujets avait été : selon vous, l’action de la municipalité sur ces sujets est-elle : très suffisante, suffisante, dans la moyenne, insuffisante, très insuffisante ?

     Hé oui, je vous le confirme il vaut mieux être riche (emploi), en bonne santé, et éduqué que pauvre, malade et idiot… c’est plus facile à vivre. Mais quand on connaît le peu de marges de manœuvre des communes sur ce genre de sujets qui dépendent d’instances plutôt nationales et régionales, on n’est pas sorti de l’auberge si les gens s’attendent à ce que la Mairie ait une action marquante et décisive sur ces problèmes.

    Votre opinion sur le maire, son action, sa gestion...

     

     

    Dans la mesure où les réponses à ces questions reflètent, peu ou prou, les résultats des élections locales de Montreuil, je ne vois pas ce qu’elles nous apprennent… Qu’on pardonne plus facilement à quelqu’un qu’on a élu ? Que 2 ans de mandat, c’est trop court pour admettre qu’on s’est trompé ? Et trop court pour se déjuger soi-même sur ses choix ?…

    Je me demande bien ce qui se passera, si les presque 49 % de réguliers abstentionnistes se remettent à voter un jour aux municipales de Montreuil… Je serais tout également curieux de connaître le pourcentage des personnes qui ont refusé de répondre à ce sondage, ainsi que la composition (sociologique, politique et autres) du panel.

    On comprend bien que si la répartition géographique des sondés se concentre, par exemple, essentiellement dans le centre Ville ou que la diversité sociologique n’est pas respectée ou encore que le panel n’est pas assez important pour être significatif, ce sondage ne veut strictement rien dire ; pire il devient alors une entreprise de manipulation.

    Pourquoi ne pas avoir restitué ces informations fondamentales ? Mystère…

    Les actions de la municipalité passées au crible

     

     

     On remarquera que parmi cette liste nombre « d’actions » sont le résultat de décisions prises par l’ancienne majorité municipale désavouée au premier tour des municipales, avant que notre Maire n’en fasse une composante de sa majorité. Ou encore qu’obtenir une bonne note pour avoir pris une simple décision de bon sens, comme le « regroupement des services municipaux » ou aidé à la « mobilisation des citoyens », est pour le moins facile.

     On remarquera également que la formulation a toujours son importance. Quels auraient été les résultats si on avait demandé aux habitants d’attribuer une note de 0 à 10 à l’action de la Mairie, notamment sur tous les sujets qui fâchent :

    - choix d’urbanisme,
    - densification urbaine,
    - propreté,
    - tags,
    - voirie,
    - accès handicapés,
    - sécurité,
    - services publics,
    - incivilités,
    - espaces verts,
    - transports,
    - circulation,
    - stationnements,
    - endettement communal,
    - fiscalité locale,
    - et cetera, et cetera…

    Tous sujets quasiment absents du questionnaire.

    À l’évidence, les résultats auraient été bien différents, si on leur avait demandé ce qui ne va pas et leurs souhaits sujet par sujet…

    Mais il est vrai que de ne pas parler des problèmes, c’est une habile façon pour qu’ils n’existent pas. Manifestement avec un tel sondage la Mairie cherchait plutôt à faire de l’autosatisfaction, à se conforter et à s’auto-légitimer, plutôt qu’à entendre ce que les habitants ont à lui dire.

    Le Montreuillois au top de l’information locale

     

     

    J’ai failli tomber à la renverse tant ça m’a fait rire (jaune)… Je devrais pas me moquer, je sais, mais c’est plus fort que moi.

    C’est vraiment le comble de l’autosatisfaction et de la l’auto-flagornerie…

    C’est sûr qu’au vu des ridicules moyens mis en œuvre ou de la simple volonté pour que les autres formes d’informations se développent (un exemple parmi tant d’autres possibles : une newsletter du site de la Mairie qui nous tiendrait au courant des actualisations, des publications et des nouveautés du site), « Le Montreuillois » va bénéficier encore longtemps de son quasi-monopole « au top »… Enfin pas pour moi, puisqu’environ une fois sur deux on me pique mon journal dans ma boîte aux lettres.

    D’autres points de vue ?… 

     Maintenant, je vous invite à aller consulter les appréciations recueillies par quelques sites sans filtre, sans méthode, sans panel significatif, pas très actualisées et très limitées :

    - Le Journal du Net (lire les avis)

    - Ville Idéale (extrait des notes moyennes)

     

    - L’Internaute (extraits des notes moyennes)*

     

     

    … et il en existe d’autres…

     Bien évidemment, c’est totalement biaisé, puisqu’en général s’expriment majoritairement sur ces sites ceux qui ne sont pas contents, ainsi que par contraste ceux qui ont trouvé les bons antidépresseurs pour eux, sans oublier les faux témoignages de ceux qui ont intérêt à ce qu’on donne une bonne image de leur Ville (sans commentaire)... Mais est-ce plus ou moins biaisé que le sondage Harris Interactive ? Nous ne le saurons pas.

    Cependant, c’est plus que significatif du gouffre qui sépare le compte-rendu idyllique du sondage présenté par Le Montreuillois et ce que des libres paroles révèlent.

     Personnellement je trouve ces réponses quelque peu plus en accord avec ce qu’on entend constamment dans les Conseils de Quartier et partout dans Montreuil ; depuis tellement d’années maintenant (sans que quasiment rien ne change) que je ne sais même plus en faire le compte.


    Aparté

    Un document récent de paroles d’habitants a été diffusé par le Conseil de Quartier Bobillot/Bas-Montreuil. Il récapitule peu ou prou les griefs exprimés sur ces sites, avec des propositions d’action. J’avais demandé et obtenu leur accord préalable pour le mettre en ligne.

    Malheureusement, pour des raisons qui leur appartiennent, « ils » n’ont pas voulu être associés à cet article et m’ont demandé de le retirer. Ce mail anonyme a été signé le « CDQ Bobillot » (sans commentaire). Je leur ai cependant proposé de présenter eux-mêmes leur travail dans un article dédié ; sans réponse à ce jour… 


      Alors, qui dit vrai ? De quels avis vous sentez-vous le plus proche ? De qui se moque ce sondage publié par « Le Montreuillois », ainsi que le site de la Mairie ?

    ------------------------------------------------------------------------

    Si les Montreuillois et les Montreuilloises se fient à la ligne éditoriale de « leur » journal, je me demande bien à quoi servent encore les Conseils de Quartier, ainsi que toutes les consultations en cours sur les différents problèmes qui préoccupent quotidiennement les habitants… Tout va si bien à Montreuil, cette ville et leurs élus(es) sont si idylliques…

    En plus, c’est chouette, on a tout plein et tellement de participations, consultations pour tout, tout le temps et partout, que les habitants se sentent vraiment entendus et compris ; mais d’où provient alors ce sentiment de radoter, radoter ?… Ça ne serait pas par hasard dû au fait que nos élus ne savent pas comment résoudre les problèmes, répondre aux souhaits et entendre la parole des habitants. Sans même évoquer les concertations bidon, alors que les décisions sont déjà prises ; comme j’ai souvent pu le constater au Conseil de Quartier sur différents « projets », alors que les premiers concernés n’ont jamais pu en modifier une ligne…

     Mais il faut dire que je suis un mauvais citoyen, je n’ai pas voté aux budgets participatifs, parce que je ne voyais pas ce que ce type de saupoudrage pourrait changer. D’autant que plus de 90 % des propositions étaient la conséquence de services publics défaillants et déficients ; et plus grave d’une absence de projet global pour améliorer le cadre de vie.

    Je ne veux pas participer à des projets qui ne sont que des pansements sur une jambe de bois ou chacun voit midi à sa porte, sans qu’aucune politique globale (par exemple, une réfection totale des voiries piétonnes) ne soit décidée, ni mise en place.

     Si les élus ne savent pas tout seuls quoi faire pour que cette ville sorte de sa crasse et améliorer le cadre de vie ; ou pire, s’ils nous répondent quasiment systématiquement qu’ils n’ont plus le pouvoir de changer les choses (notamment avec les délégations de compétences à Est Ensemble et très bientôt au Grand Paris), je me demande même s’il est encore utile de voter tout court…

    Pour conclure provisoirement… 

     Le changement de direction du Montreuillois m’avait interrogé ; d’autant que l’abandon du nom « Tous Montreuil » au profit de « Le Montreuillois » avait quelque chose de terriblement rétro… Quid des Montreuilloises ? Pourquoi avoir choisi un titre si exclusif et si désuet ?... Mais on a rapidement compris ce que ces changements signifiaient…

     À moins que la Mairie ne nous mette en ligne l’étude Harris Interactive (complète et non expurgée, cela va sans dire), je propose de rebaptiser « notre » journal en : « La Pravda de Montreuil ». Cela me paraît maintenant plus approprié ; et en tout état de cause, ça serait plus clair et honnête….

     Winston Churchill disait déjà « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. ». Je ne doute pas qu’il aurait aujourd’hui le même type d’appréciation sur les sondages, et également sur les journaux municipaux.

    Comme diraient probablement Popaul et Miquette (s’ils existaient encore dans « Le Montreuillois » et en paraphrasant Coluche) à propos de l’information des habitants de Montreuil : « c’est bien plus mal que si c’était pire ».

     Mais je peux me tromper, alors quoi de mieux qu’un énième sondage biaisé pour savoir ce que vous pensez de tout ça... Cliquez sur ce lien pour répondre au sondage à une question ; sinon les commentaires sont ouverts...

     


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